Sécurité routière au Pérou

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L’état des véhicules : un des facteurs d’accident

Sur les routes étroites de la Cordillère péruvienne, 81 personnes sont mortes en l’espace de 12 jours dans des accidents d’autocars. La semaine dernière, un car transportant une quarantaine de passagers au sud-est de Lima circulait sur une route en terre battue et est tombé dans un ravin de 100 mètres. Le bilan s’élève à 19 morts. Le chauffeur, rescapé, déclare que les freins ont lâché. Mi-juin, 46 personnes sont décédées alors que leur bus a fini en plongeant dans la rivière. Au Pérou, les accidents sont très fréquents. Mais la population accueille ce triste fait avec un certain fatalisme. Plusieurs facteurs expliquent cette mortalité routière : l’état du parc automobile, du réseau routier, la vitesse, la fatigue, contrôles de police rares et inefficaces. En 2011, ce pays de 30 millions d’habitants enregistrait 1.124 tués et 2.583 blessés. Mais aujourd’hui, suite à une multiplication des accidents, les députés s’en prennent au Ministre des transports en lui demandant de s’expliquer. La Superintendance des Transports Terrestres (SUTRAN) s’est exprimé. Elle regrette ces tragiques accidents et présentent ses condoléances aux personnes concernées. Elle demande aux gouvernements régionaux et provinciaux ainsi qu’à la police « de déployer des inspecteurs pour contrôler les entreprises de transport et sanctionner les véhicules qui circulent sans autorisation adéquate ». Le président, Ollanta Haumala, a déclaré, lors d’un déplacement en province qu’il était temps de prendre conscience des problèmes de sécurité routière. Selon lui, les entreprises de transport ne doivent plus faire travailler des chauffeurs exténués ; à elles de mettre en place des contrôles efficaces. Selon l’OMS, 15,9 personnes sur 100.000 décèdent sur les routes au Pérou. Cette proportion est de 1,7 au Mexique alors que ce pays possède un parc plus important. En revanche au Vénézuela, le chiffre atteint 37,2 ! Dans ces pays d’Amérique Latin, on privilégie les transports privés au détriment des transports en commun. De plus le réseau routier à proximité des Andes n’est pas toujours goudronné et les éboulements ne sont pas rares.

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