A Cuba, les taxis deviennent des entreprises privées

Du nouveau chez les chauffeurs de taxi à Cuba

Pour pouvoir accéder au statut de libre entreprise, les artisans taxis de Cuba vont devoir s’organiser en coopératives.

taxi cubain

Des taxis des années 60

Les artisans taxis étaient jusqu’à maintenant employés par l’État. Le gouvernement entend ainsi réduire le nombre de fonctionnaires et améliorer le service. Cette mesure était déjà expérimentée depuis 2010 par une compagnie de taxis de La Havane. La qualité du service des taxis s’est au fil du temps détériorée : irrégularités, appropriation des recettes par les chauffeurs, effectifs trop importants, parc automobile vieillissant… Il faut dire que depuis les années 60, les véhicules étaient d’origine américaine et avaient été importés avant l’embargo.

Aujourd’hui, faute de pièces de rechange, les voitures se rapprochent de l’état d’épave. Le gouvernement de Raùl Castro souhaite actualiser le modèle cubain hérité de l’Union Soviétique. L’expérimentation menée à La Havane a fait ses preuves et la mesure devrait s’étendre à l’ensemble des compagnies publiques de taxis facturant leurs services en devises. Les coopératives devraient avoisiner la vingtaine avec des chauffeurs propriétaires de leur véhicule ou d’autres louant leur voiture à l’État. Les autres compagnies qui factureront en monnaie locale (le peso cubain) resteront dans le service public.

Ces dernières années, des centaines de coopératives de ce genre ont vu le jour. Aujourd’hui, on dénombre pas moins de 445.000 d’entrepreneurs privés mais encore cinq millions de fonctionnaires pour un pays qui compte onze millions d’habitants.

 

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