Nouvelle réglementation pour les taxis espagnols

taxi espagnol

Les taxis touchés de plein fouet par la crise

En plus de la crise économique, les taxis de Madrid vont être soumis à des normes encore plus contraignantes. En effet, à partir de la fin de l’année, « les habits, les chaussures de sport ou de salle de bains, les pantalons courts, les chemises sans manches et les sandales » seront interdits. Et les chaussettes seront obligatoires. En cas d’infraction à ce règlement, le contrevenant devra s’acquitter d’une amende de 300 € et sera puni d’un retrait de permis d’une durée de quinze jours. De plus, la nouvelle réglementation impose à la profession de ne pas engager de conducteurs séropositives (la profession est déjà interdite aux tuberculeux depuis 1980) en évoquant « les risques de contagion que cela présente ». La réforme se poursuit en imposant les chauffeurs « à avoir terminé leurs études secondaires » pour « permettre une meilleure relation avec les clients étrangers ». D’après les médias, c’est une façon déguisée de bloquer l’accès à la licence (ou de retirer la licence) aux immigrants et aux ouvriers espagnols issus du bâtiment qui se sont reconvertis suite à la crise de l’immobilier. En fait, le législateur marque sa volonté de « faire le ménage » parmi les taxis de la capitale espagnole. C’est en tous les cas, ce qu’indique les professionnels et les médias. A Madrid, on compte 16.400 licences de taxi (deux fois plus que la moyenne européenne). Mais la crise est passée par là, entraînant avec elle une baisse d’activités de 40 %. Aux abords des gares de la capitale ou de l’aéroport, certains taxis sont immobilisés une partie de la journée.

 

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