L’intervention du ministre de l’Intérieur sur la Sécurité Routière, part 2.

Ainsi en est-il de l’alcool au volant, comportement que tous nos concitoyens condamnent unanimement. L’alcool au volant, c’est, très concrètement, la cause de près d’un décès sur trois sur nos routes.

Pour cette raison, j’ai engagé une action globale destinée à modifier les pratiques afin que la consommation d’alcool se fasse de façon compatible avec la conduite.

Je rappelle tout d’abord que depuis le 1er décembre dernier, les établissements ouverts la nuit et servant de l’alcool ont l’obligation de mettre à la disposition de leur clientèle des éthylotests chimiques ou électroniques.

Cette mesure, qui vise à banaliser le geste de l’autocontrôle, permet à chaque consommateur qui s’apprête à quitter l’établissement de vérifier qu’il ne dépasse pas le seuil autorisé, au-delà duquel il est dangereux et interdit de prendre le volant.

Cette démarche d’autocontrôle sera par ailleurs renforcée, comme le Président de la République l’a annoncé le 30 novembre dernier, par l’obligation de détenir, dès le printemps prochain, un éthylotest à bord de son véhicule.

Cette mesure, dont la mise en œuvre reste aisément réalisable en raison du faible coût d’un éthylotest, constituera une réelle avancée en matière de prévention de la conduite sous l’empire de l’alcool.

Ainsi, chaque conducteur pourra, en cas de doute sur son taux d’alcoolisation, renoncer à son déplacement ou décider de laisser le volant à un tiers en connaissance de cause.

En matière de communication, la campagne télévisée et radiophonique de la Sécurité routière « quand on tient à quelqu’un, on le retient », relayée sur Internet et les réseaux sociaux, qui s’est déroulée depuis le 19 décembre et qui se termine aujourd’hui, a eu un bon écho, notamment auprès des jeunes.

Son objectif était de faire prendre conscience aux proches du rôle crucial qu’ils peuvent, qu’ils doivent jouer. Il ne s’agit pas de déresponsabiliser celui qui boit mais de bien de responsabiliser également l’ensemble des intervenants possibles pour la survie de ceux qui l’aiment.

Une nouvelle campagne de mobilisation, qui doit permettre d’amener chaque citoyen et l’ensemble de la société à se mobiliser pour démontrer qu’il n’y a pas de limite à la baisse possible de l’accidentalité routière, sera engagée dès le 22 janvier prochain.

Source : Sécurité Routière

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