Le nouveau plan de lutte contre l’insécurité routière passé au crible.

L’année a plutôt mal débuté avec une hausse des accidents mortels en janvier. La semaine passée, Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, a présenté un plan d’action de lutte contre l’insécurité routière. « Pour la première fois depuis un demi-siècle, nous sommes passés sous la barre des 4000 morts » a indiqué le Ministre. Le nouveau plan est axé sur plusieurs domaines : apprentissage, renforcement de la formation des conducteurs de motos et formation complémentaire.

A compter de la rentrée 2011, les lycées intégreront dans les programmes scolaires un module sécurité routière pour mieux appréhender la route. Du côté des motards, une formation de 7h est maintenant obligatoire pour piloter une 125 cm3, dans le cas où le motard ne pourrait justifier d’une expérience dans les cinq dernières années. De plus, des formations complémentaires devraient voir le jour, aussi bien pour les conducteurs novices que les personnes âgées.

Le côté répressif n’a pas été oublié avec la mise en place de 100 radars tronçons, 90 radars discriminants, sachant que les premiers radars passages à niveau seront mis en place au cours du second semestre 2011. Les radars mobiles de nouvelle génération permettront de contrôler les vitesses dans un flux de circulation.

En parallèle, les forces de l’ordre seront équipées de 1800 éthylomètres embarqués supplémentaires d’ici un an et de 326 dispositifs de lecture automatisée des plaques d’immatriculation. Quant aux procès verbaux électroniques, ils seront de plus en plus généralisés, avec 24 000 terminaux à l’horizon 2012.

L’application de la loi LOPPSI permet aux préfets d’immobiliser ou de mettre en fourrière les véhicules des conducteurs ayant eu un comportement particulièrement dangereux. De plus, il est prévu une extension des possibilités de rétention et de suspension du permis de conduire ainsi que l’allongement à un an de la suspension administrative du permis. Le dépistage pourra maintenant être effectué par les policiers municipaux. Le trafic de points de permis est lui passible d’un an de prison et de 30 000 euros d’amende.

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