Le fléau de l’alcool au volant au Liban

route liban

Les règles en vigueur ne sont pas respectées

Au Liban, début août, deux enfants de 7 et 13 ans ont perdu la vie dans un terrible accident de voiture. Les conducteurs responsables étaient ivres. Le débat sur l’alcool au volant est relancé dans le pays. En effet, les années passant, les routes sont de plus en plus meurtrières. En 2012, sur les 11.100 accidents recensés, 81 % des personnes impliquées étaient âgées de moins de quarante ans. Malgré des campagnes de sensibilisation à la sécurité routière, la mortalité sur les routes restent la première cause de mortalité dans la catégorie des 15-29 ans. Malheureusement, la conduite sous l’emprise de l’alcool reste une pratique très fréquente. Cette infraction n’est pas assez prise en considération par les autorités politiques, sécuritaires et éducatives. Des associations de victimes ont vu le jour. Ce sont souvent des personnes qui ont perdu un enfant ou un proche dans un accident. Le but des fondateurs est de sensibiliser les jeunes aux dangers de la route. L’implication de l’Etat fait cruellement défaut. La sécurité intérieure considère que seulement 0,25 % des accidents sont dus à l’alcool, le premier facteur étant la vitesse. Mais généralement les deux facteurs sont liés surtout les week-ends et les périodes de fêtes. 40 % des accidents ont lieu entre le vendredi 15H et le dimanche  minuit. Suite à la réforme du Code de la route, le taux d’alcoolémie est limité à 0,5 g/l de sang. Mais les contrôles sont rares tout comme les éthylotests. Les forces de l’ordre sont peu ou pas formés sur la sécurité routière. La mise en place des politiques publiques pour l’amélioration des transports en commun, de l’état des routes ou de l’éclairage public tarde à être appliquée.  De plus, les sanctions ne sont pas assez sévères. L’amende s’échelonne de 6.000 à 20.000 livres libanaises (3 à 10 €). Certains présidents des associations soulignent cette modique somme en comparaison au délit commis. De plus, ils évoquent les fraudes et les pots-de-vin qui sont monnaie courante. Mais il faut aussi parler du rôle des parents. On constate de plus en plus de comportements à risque chez les jeunes. Les parents sont trop laxistes. Cependant, des solutions sont envisagées : depuis deux ans, les principales boîtes de nuit de Beyrouth ont mis en place un service de transport pour reconduire les personnes qui ont bu à leur domicile.

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