Avant la répression, place à l’éducation routière…

Docteur en psychologie spécialisé dans la Sécurité Routière, Jean-Pascal Assailly affirme que la répression aide à accepter la loi. Le chercheur a donné une interview au journal Ouest France, où il confirme qu’il faut aussi bien éduquer que réprimander : « Il y a deux solutions pour lutter contre l’insécurité routière : l’éducation et la répression, et les deux sont complémentaires. Mais les politiques ont des objectifs à très court terme et le président de la République avait fixé comme objectif de passer de 4000 à 3000 tués sur la route en 2012. Or, c’est impossible de passer de 4000 à 3000 en une année uniquement par l’éducation. Seule la répression donne des résultats rapidement. »

 

Bien entendu la technologie a joué un rôle : « Avant, dans les voitures, il n’y avait quasiment rien. Et puis on a installé l’autoradio, le lecteur de CD, des écrans, le téléphone. Ensuite ce sera l’Internet, de plus en plus de gens envoient des textos… Or, conduire demande toute notre attention. La solution ne peut pas passer par la répression. C’est d’abord un problème d’éducation, qu’il faut aborder à l’école puis à l’auto-école. » Avec le développement du téléphone portable, on voit de plus en plus de conducteurs accrocs au combiné, et ce malgré les amendes encourues. Après avoir accepté le téléphone au volant, seul le kit mains libres est maintenant toléré. Lors d’une conversation, le champ visuel est rétréci, celui-ci passant de 180 degrés à 40 degrés environ.

 

Comme l’a rappelé Jean-Pascal Assailly, l’éducation routière est primordiale et ce n’est pas en voyant leurs parents téléphoner au volant que les enfants vont avoir le réflexe sécuritaire. Pourtant, le message est bien passé avec la ceinture de sécurité. Alors à quand des cours d’éducation routière dans le milieu scolaire…

 

Citation issue du journal Ouest France

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