Une nouvelle campagne de sensibilisation contre l’alcool au volant.

Quand on interroge les Français sur la cause la plus importante d’accidents de la route, ils désignent au premier chef « la conduite en état d’ivresse caractérisée »1. C’est un fait connu : l’alcool est la première cause d’accident mortel. Connu et constant. Depuis l’an 2000, le taux d’implication de l’alcool dans les accidents mortels oscille invariablement autour des 30%. Ainsi, en 2010, 1 150 vies auraient pu être préservées si aucun conducteur n’avait conduit avec un taux d’alcool positif.

Phénomène récurrent des statistiques de la sécurité routière, le facteur alcool évolue cependant avec son temps. Aujourd’hui, les taux d’alcoolémie relevés dans les accidents mortels avec alcool sont de plus en plus élevés. Dans plus d’un cas sur deux, ils sont supérieurs à 1,5g /l et dans un cas sur trois, ces taux dépassent les 2 g/l (alors que la limite autorisée est de 0,5 g d’alcool par litre de sang).

Ces excès gravissimes concernent principalement la population masculine qui représente l’immense majorité (92%) des personnes impliquées dans un accident mortel avec alcool. Les hommes, mais aussi, et c’est plus inquiétant encore, les jeunes. Les 18-24 ans sont la classe d’âge la plus exposée à ce type de risque routier avec, en 2010, plus de 6 décès par semaine.

L’alcool ingurgité, c’est également bien connu, passe très vite dans le sang. Ses effets sur le cerveau modifient perception et entendement. Ceux qui ont bu ont tendance à sous-évaluer les risques tout en étant persuadés d’être en pleine possession de leurs moyens.

C’est donc à leurs proches, à l’entourage, de leur dire qu’ils ne sont pas en état de prendre le volant. Mais si le dire avec de simples mots ne suffit pas, il faut passer à l’action.

C’est tout le sens du nouvel axe de communication de la Sécurité routière qui, l’année dernière, avait décliné le thème « Ne laissons pas une personne qui a bu reprendre le volant… Quelques mots peuvent suffire à sauver une vie ».

Cette année, il s’agit d’aller plus loin : il n’est plus suffisant de dire à quelqu’un de ne pas prendre le volant, il faut l’en empêcher concrètement : « Quand on tient à quelqu’un on le retient » est la nouvelle signature de campagne de la Sécurité routière.

porter ce message au plus grand nombre, la Sécurité routière déploie pendant les fêtes de fin d’année, période particulièrement festive, une campagne « multimedia à tiroir » :

o Un film TV « Électrochoc » raconte en 30 secondes les derniers instants d’un automobiliste qui a pris la route en ayant bu sans écouter l’ami qui lui conseillait pourtant de rester.

o Une campagne radio vient compléter le spot « Électrochoc » en montrant comment retenir quelqu’un à qui on tient.

o Le nouvel espace alcool Internet de la Sécurité routière, plate-forme d’échanges et de discussion, vient renforcer le film « Électrochoc » et la campagne radio en recueillant toutes les idées des internautes pour retenir celui ou celle qui a trop bu et qui veut reprendre la route.

o Pour les 18-25 ans, les stations préférées des jeunes, Skyrock, Fun Radio et NRJ s’associent pour promouvoir haut et fort la solution «Sam»: « Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas. »

Cet ensemble TV, radio, web n’entend pas jouer les rabat-joie pendant les festivités de Noël et du Nouvel an. Preuve en est, le caviste Nicolas s’associe avec la Sécurité routière pour cette nouvelle action de sensibilisation. Les 470 points de vente Nicolas vont distribuer 200 000 éthylotests dans toute la France sur le thème : « Une fête réussie, c’est une fête où tout le monde rentre en vie». Même initiative chez les loueurs de véhicules associés à la Fédération Nationale des Loueurs de Véhicules et au Conseil National des Professions de l’Automobile (plusieurs centaines d’entreprises), pour offrir à 50 000 de leurs clients le précieux ballon qui permet de rentrer en vie.

Un film TV, des spots radios, une plate forme d’échanges sur Internet, une distribution d’éthylotests et un retour actif de « Sam, celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas » vont donner l’alerte pour promouvoir une attitude pro-active face à une personne qui a bu et qui veut prendre la route. Le message s’adresse à tous, aux proches, aux amis, aux participants d’une soirée ou d’une fête. À eux d’être conscients et responsables en trouvant d’abord les mots, puis la bonne idée qui sauvera des vies.

Source : Sécurité Routière

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