Un taux d’alcoolémie différent pour les permis probatoires

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Alcool : de plus en plus présent dans les accidents des jeunes conducteurs

Les inspections générales de l’administration, de la gendarmerie et de la police nationale ont remis dans le courant de l’été un rapport d’évaluation de politique de sécurité routière. Celui-ci émet l’hypothèse de durcir le code de la route pour les permis probatoires, notamment en ce qui concerne le taux d’alcoolémie autorisé. En effet, actuellement les permis probatoires sont soumis aux mêmes règles que les autres conducteurs (0,5 g/l pour la contravention et 0,8 g/l pour le délit). Le rapport propose d’abaisser le taux de 0,5 g/l à 0,2 g/l.

La sécurité routière confirme que cette piste est toujours d’actualité. Il n’est cependant pas question de calendrier.

Cette mesure découle du manque d’expérience des conducteurs novices, de leur taux d’accidents et de l’impact sur le temps de réaction. L’année dernière, les conducteurs de 18 à 24 ans ayant consommé de l’alcool ont été impliqués dans un accident sur deux. Ces accidents ont généralement lieu entre minuit et six heures du matin, le week-end.

Cette mesure ne reçoit pas un bon accueil au sein du Conseil National de Sécurité Routière. Les jeunes conducteurs vont se sentir stigmatisés. Le délégué général de 40 millions d’automobilistes est pour l’augmentation du nombre de contrôles avant de parler d’un éventuel abaissement du taux d’alcoolémie. À contrario, les associations qui militent pour le taux 0 pour les permis probatoires se félicitent de cette proposition si elle est assortie de contrôles et sanctions financières dissuasives.

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