Baisse des recettes des radars

radar

De nombreux radars vandalisés

La mise en service des radars fixes a eu lieu il y a plus de 10 ans. Mais il semblerait que pour la première fois, le nombre de flashes a baissé par rapport aux années précédentes.  Et l’étude sur laquelle s’appuie ce constat montre que ce n’est pas essentiellement dû aux baisses des vitesses des automobilistes. Pour l’année 2013, le ministère de l’Intérieur annonce que pour la période de janvier à octobre, les radars ont flashé 15 millions de fois contre 17 millions en 2012. Cette baisse s’explique presque essentiellement par les nombreuses dégradations dont font l’objet les boîtes incriminées. La tendance devrait se confirmer pour la fin de l’année si l’on tient compte des événements de ces dernières semaines en Bretagne. Aujourd’hui, sur les 4.000 radars implantés, 600 sont hors service. Ceci s’explique en partie par le changement de prestataire chargé de l’entretien. En effet, les nouvelles sociétés nommées ont apparemment du mal à assurer leur mission : lenteur dans l’intervention, allongement du délai de réparation. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, reconnaît les dysfonctionnements mais évoque une période d’adaptation nécessaire. Il faut aussi souligner que la moitié des radars implantés en Bretagne ont été vandalisés et n’ont pas été remplacés. Cependant, il faut aussi mettre en avant que le taux flash/PV est aussi en légère baisse, ce qui va entraîner un manque à gagner pour l’État.  De plus, il faudra compter avec le surcoût entraîné par les réparations. Aujourd’hui, le prix d’un radar s’élève à 30.000 euros. Le budget 2014 n’a pas prévu ces dépenses supplémentaires et table toujours sur des recettes d’un montant de 613 millions d’euros.

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