Les ralentisseurs en question

ralentisseur

Des normes précises pour les ralentisseurs

De nos jours, nos villes sont parsemées de multiples ralentisseurs. Il apparaît que 30 % d’entre eux sont non conformes. La mécanique des véhicules en souffre. Les pneus et amortisseurs sont les premières victimes. Ces structures que l’on appelle aussi « gendarmes couchés » sont parfois d’une hauteur exceptionnelle. Leur but premier est bien sûr de ralentir la vitesse des usagers. Les municipalités se sont consacrés à leur implantation pour réguler l’allure des véhicules. Parfois, certains dos d’âne servent plus de piste de décollage et l’atterrissage est parfois douloureux pour tout le monde. La loi exige l’implantation d’une pré-signalisation par panneau. De plus, au sol, le passage doit être peint en forme de « dents de requin ». Cependant, les peintures sont souvent effacées et les panneaux sont parfois masqués par la végétation ou noyés dans l’environnement. Pourtant le décret 94-4477 du 27 mai 1994 (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005615924&dateTexte=20100313 énonce clairement les règles d’implantation. Mais certaines mairies décident de lancer des travaux sans toutefois tenir compte de la réglementation très précis quant aux normes à respecter. Le magazine Auto-Plus a envoyé des reporters pour étudier les ralentisseurs de France. Vingt-trois villes ont été sélectionnées en Ile-de-France et en province. Leur enquête portait sur les mesures, la position, la forme et la pertinence de l’emplacement des dos d’âne. Ce dernier critère est primordial puisque le décret souligne que ces structures doivent être implantées exclusivement à l’entrée de secteurs réglementés par une faible vitesse. Il est interdit de les installer sur une route en pente, sur les voies à grande circulation, à moins de 40 mètres d’un virage et à moins de 200 mètres d’une limite d’agglomération. Au terme de cette enquête, il s’avère que 33 % des obstacles ne sont pas conformes. Le détail montre que 18 % sont trop hauts, trop raides ou trop courts ; 22 % ne respectent pas les lieux d’implantation ; 32 % sont peu voire pas signalés. Actuellement, il existe deux sortes de ralentisseurs : les classiques et les ralentisseurs plateaux qui possèdent en plus un passage pour piétons. Dans les deux cas, leur hauteur ne doit pas dépasser 10 cm. Une tolérance de plus ou moins un centimètre est acceptée. Un ralentisseur du Val-d’Oise a été mesuré à 17,5 cm. Dans d’autres cas, les pentes sont trop raides et trop courtes. Dans le département de Saône-et Loire, à Charolles, le ralentisseur est situé en sortie d’agglomération sur une route limitée à 70 km/h. En cas de problème, il est indéniable que les usagers pourraient se retourner contre la municipalité… Un nouveau type de ralentisseur fait son apparition et ne fait pas l’objet d’une réglementation : le coussin berlinois. Pour ce dernier, le Centre d’études sur les réseaux, les transports et l’urbanisme (CERFU) recommande une hauteur de 6 à 7 centimètres, une largeur comprise entre 1,75 et 1,90 mètre. Ce sont des plaques fixées sur la route et apparemment faciles d’installation. Cependant, les deux-roues peuvent même zigzaguer entre les plaques, ce qui leur permet de conserver leur allure ; ce qui n’est pas l’objectif du ralentisseur.

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  • bonjours.
    j’ habite a Cormeilles en Vexin .
    depuis une semaine nous avons un nouveau ralentisseur devant la mairie et l’ école ,(qui sont dans la même enceinte .) qui est infranchissable a 30km/h .
    il est très haut et très pentu , on a l’impression de monter et de descendre un trottoir.
    si quelqu’un le passe a 30 comme la signalisation l’ indique , il casse sa voiture et risque de créé un accident.
    (j’ ai consulté les normes et ça ne correspond pas du tout… hauteur et rampes d’ accès .)
    merci de me lire ,bonne journée , au revoir.

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