Le casse-tête du diesel

42000 décès dus aux rejets des véhicules diésel

42000 décès dus aux rejets des véhicules diésel

Après 40 ans de soutien à la filière française du diesel, ce choix économique n’est plus d’actualité de nos jours. Malgré une industrie largement équipée pour ce type de motorisation, il semblerait que les moteurs diesel soient amenés à disparaître à plus ou moins long terme. Les premiers visés seront ceux qui ne sont pas équipés de filtres à particules, c’est-à-dire les véhicules antérieurs à 2009. Le gouvernement français cherche donc une solution, conscient du problème de santé publique. En revanche, il ne faut pas négliger les constructeurs ni les consommateurs. Certains ministres mettent en avant les 42.000 décès annuels dus aux particules fines. D’autres aimeraient éviter des mesures qui favoriseraient les voitures construites à l’étranger. Aujourd’hui, le parc automobile français est constitué à 60 % des véhicules diesel. Les diverses faveurs fiscales ont participé à cet engouement malgré les 8 milliards d’euros de pertes annuelles pour l’Etat. Une première piste de travail émerge, qui tendrait à aligner les taxes de l’essence sur celles du diesel. Dans tous les cas, les différents ministres assurent qu’aucune décision ne sera prise avant la loi de finances 2014. Toutefois, le Premier Ministre insiste sur la nécessité de faire progresser le dossier au risque de casser une filière automobile déjà éprouvée. Pour l’instant, il est question d’une prime de conversion dont le principe reste un peu flou à ce jour. Il ne faut pas oublier que les propriétaires de vieux moteurs diesel n’ont pas forcément les moyens de racheter un véhicule neuf. Il faut donc les diriger vers des voitures d’occasion à essence.

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