L’Italie, à bicyclette

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Les Bikemi de Milan

En deux ans, les Italiens ont acheté plus de bicylettes que de voitures, la faute à la crise sûrement. Mais dans un pays connu pour ces embouteillages, il semblerait qu’une prise de conscience émerge. Les 1,606 million de vélos vendus (contre 1,402 voitures) prouvent qu’une autre mobilité italienne est possible. Il faut dire que les ventes dans le secteur automobiles se sont effondrées de 20 % l’année dernière. La récession qui sévit dans le pays a forcément des répercussions sur la vie des gens et leurs déplacements. Les Italiens s’adaptent en révolutionnant leur style de vie. La présidente de la Fédération Italienne des Amis de la Bicyclette (FIAB) explique que les gens ont redécouvert le vélo et avec lui sa commodité, sa simplicité, sa rapidité pour les petits déplacements. Ce constat est d’autant plus spectaculaire que l’Italie a toujours été fortement marquée par le lobby automobile. Les villes, notamment Rome et celles du sud du pays, sont très en retard en matière d’infrastructures. Les politiques n’ont aucune vision urbaine à long terme. Certains estiment que des pistes cyclables allant du nord au sud et d’est en ouest assureraient la venue de touristes étrangers. Pour l’instant, la bicyclette est plus considérée comme un équipement sportif que comme un moyen de déplacement. Cependant, Milan vient de se doter d’un système de vélos en partage « Bikemi » et de nouvelles pistes cyclables sont en cours de réalisation. Certaines enseignes proposent désormais des vélos urbains repliables en deux coups, munis d’une poignée, qui peuvent être tirés comme une valise. La célèbre marque italienne Bianchi connue par ses coureurs professionnels comme Fausto Coppi, vend des vélos électriques. La demande vise le haut de gamme (+ 35 % en 2012). Les clients préfèrent une voiture et un vélo que deux voitures.

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